Les cités MAYAS
Publié le : 13 octobre 2010 à 23h16

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Enfouis mais non protégés, dans la forêt exubérante des terres chaudes du Yucatan et du Guatemala, les innombrables vestiges architecturaux des cités-états des Mayas sont restés dans l'oubli pendant des siècles. Des temples somptueux, des pyramides étagées et surmontées de curieuses dentelles de pierre, s'effritaient et disparaissaient sous la végétation dévorante. Les Mayas avaient édifié, entre l'an 320 et l'an 909 de notre ère, ces majestueux ensembles monumentaux qui s'étendent sur toute la péninsule yucatèque, jusqu'aux forêts du Guatemala et du Honduras, depuis Chichén Itzà et Uxmal au nord, jusqu'à Bonampak ou, encore plus au sud, Copàn. Diego de Landa, moine franciscain (1524-1579 ?) arrivé au Yucatan en 1549, et animé d'un zèle évangélique inquisitorial va être à la fois observateur attentif, fidèle et emerveillé de la culture Maya et son destructeur impitoyable. Dans son désir de convertir rapidement au christianisme les indigènes "pacifiés" par les armes espagnoles et d'éliminer les scories du paganisme et de l'idolâtrie, Landa, de son ordre, va faire disparaître la plus grande partie des documents (objets d'art et manuscrits), témoins et signes de la culture Maya. (Selon les estimations de Justo Sierra: 5000 idoles, 13 grandes pierres sculptées utilisées comme autels, 22 autres pierres sculptées, 27 rouleaux de manuscrits hiéroglyphes, 197 vases cérémoniels ou autres, de toutes tailles...) Aujourdh'ui, on ne connaît que trois manuscrits ou Codex mayas: Le Codex de Dresde découvert à Vienne en 1739, le Codex de Madrid (Tro-cortesianus) et le Codex de Paris (Codex Peresianus) découvert par hasard à la Bibliothèque Nationale dans une caisse de livres oubliés. (1860)
Il ne sonnera pas cependant le glas de la civilisation Maya. Dans la péninsule du Yucatàn, au nord, le flambeau sera repris (période Postclassique) et de très importantes cités se développeront jusqu'à la conquête espagnole. Ci-dessous: A gauche: Hiéroglyphes du Temple des Inscriptions dessinés par Waldeck. L'un des glyphes a été "interprété" comme étant une tête d'éléphant. A droite: Implantation des sites Mayas.
Sources: Frédérick Catherwood "Les Cités Mayas"- Un monde perdu et retrouvé. |





